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Lancement de l’action « Projets innovants en faveur de la jeunesse »

ANRU - Lancement de l’action « Projets innovants en faveur de la jeunesse »

Le 29 novembre est organisée une journée de présentation des lauréats du programme « Projets innovants en faveur de la jeunesse ». Lancé en février 2015, l’appel à projet s’inscrit dans le cadre du Programme d'Investissements d'Avenir (PIA), porté par l'ANRU, associé au Commissariat Général à l’Investissement (CGI), en étroite collaboration avec le Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. Doté de 54 millions d’euros, ce programme vise à soutenir le développement de projets structurants de territoires pour les jeunes de 13 à 30 ans.

Entretien croisé entre Alice Hadey, Chargée de mission projets innovants en faveur de la jeunesse à l'ANRU, et Frédéric Bourthoumieu, Conseiller Programme Urbanisme et Cohésion Sociale au CGI.

Quels sont les principaux objectifs de l’appel à projets et les thématiques ciblées ?

Alice Hadey  : Programmée en 2014, l’action Projets innovants en faveur de la jeunesse a fait l’objet d’une convention entre l’Etat et l’ANRU. Elle s’inscrit dans un contexte riche d’actions en faveur de la jeunesse, une priorité du gouvernement, et fait suite au plan Priorité Jeunesse décliné par plusieurs comités interministériels depuis 2013.

Le constat qui a prévalu au lancement de cette action dans le cadre du PIA était celui d’une dispersion des acteurs existants qui œuvrent pour la jeunesse sur les territoires, d’un émiettement des actions, d’un manque cruel d’organisation et de coordination. En instaurant la jeunesse comme dénominateur commun d’un programme d’actions, l’objectif de cet appel à projets est de faire émerger une politique spécifique, dédiée à la jeunesse, à travers des approches globales et intégrées sur les territoires. Autrement dit, en prolongeant les actions de droit commun déjà menées, il vise à structurer les acteurs sur un territoire donné. Il s’agit de favoriser la gouvernance de projets transversaux, menés en partenariat étroit entre les différents acteurs – structures publiques et privées – et avec la participation active des jeunes eux-mêmes. Les propositions doivent s’appuyer sur un diagnostic de territoire élargi et fourni, justifiant un plan d’actions croisées répondant aux besoins identifiés.

La fourchette d’âges s’échelonnant de 13 à 30 ans, il n’y a pas de thématiques privilégiées. Le fil conducteur de cette action en faveur des jeunes pourrait se résumer dans la volonté de favoriser leur capacité à s’émanciper, à s’affirmer comme individu à part entière capable de construire sa propre voie et devenir autonome sur tous les aspects de la vie.
La diversité des thématiques impliquées est directement liée à la diversité des territoires concernés : insertion professionnelle et emploi, lutte contre le décrochage scolaire, logement, mobilité, loisirs et accès à la culture, citoyenneté, accès au numérique, etc., les porteurs de projet étaient entièrement libres de choisir les thématiques qu’ils souhaitaient traiter ; en revanche ils se devaient de déployer un projet de territoire portant sur un bassin de vie impliquant un plan d’actions multithématiques.

Frédéric Bourthoumieu  : Je souscris pleinement à ce que vient de préciser Alice Hadey sur le constat et les objectifs. Concernant les thématiques je souhaiterais insister sur un point clé qui sous-tend cette action : nous n’avons pas considéré que nous devions déterminer préalablement les thématiques dont devraient s’emparer les territoires. Ce sont les porteurs de projet qui, en fonction de leurs diagnostics locaux, de la réalité de leur jeunesse, de leur capacité supposée à coordonner les acteurs existants, ont choisi les sujets sur lesquels ils souhaitaient engager une stratégie d’intervention à l’égard des jeunes. Sur les 16 lauréats, on retrouve les thématiques évoquées par Alice, avec, en effet, une prépondérance sur l’insertion et l’emploi, mais aussi la santé, l’éducation, l’accès au sport,...

L’objectif étant d’amener les politiques « jeunesse » vers plus de transversalité, la contrainte de l’appel à projet était précisément de proposer des projets multithématiques, dont les sujets traités se croisent et entrent en cohérence les uns avec les autres.

A qui s’adressait cette action ? Quel est l’enjeu de la journée du 29 novembre ?

F.B.  : L’appel à projets est clos depuis le 30 juin 2016. Nous avons reçu 69 candidatures. Sur proposition d’un jury d’experts, le comité de pilotage a finalement retenu 16 lauréats qui seront réunis pour la première fois le 29 novembre prochain. Cette journée de présentation marquera le démarrage du suivi de cette action et la constitution d’un réseau, favorisant l’interconnaissance entre les projets et les échanges de bonnes pratiques entre porteurs de projet. L’objectif à plus long terme est de donner à voir les résultats de ces projets à l’ensemble du territoire national : produire de la connaissance et de la documentation afin que d’autres initiatives qui s’engageraient dans cette démarche puissent s’appuyer sur ces expériences de transformation des politiques publiques en faveur de la jeunesse.

L’action porte sur l’ensemble du territoire national, métropolitain et ultra-marin. L’appel à projets s’adressait à des groupements d’acteurs à l’échelle d’un territoire ; typiquement une association fédérant des acteurs associatifs en lien avec une collectivité locale, (par exemple le projet Y-Nove sur l’agglomération grenobloise), ou des collectivités à l’échelle intercommunale. Rejoignant les logiques de compétences à l’échelle d’un territoire, nous avons visé des porteurs susceptibles de coordonner des actions en faveur d'une politique jeunesse cohérente et intégrée.

A.H.  : L’appel à projet s’adressait à des professionnels de la jeunesse, regroupés autour d’un portage associant des acteurs publics et privés. Etant donné la taille des projets visés (territoire et gouvernance élargis, durée), l’action a concerné des projets d’une certaine ampleur financière (un seuil budgétaire requis de deux millions d’euros minimum), pour une enveloppe globale dédiée de 54 millions d’euros, engagée dans sa totalité.

Quels types de projets ont été proposés ?

A.H.  : Les réponses à l’appel à projets regroupent des programmes pluriannuels (entre trois et cinq ans) qui proposent un vaste plan d’action réunissant entre quinze et vingt acteurs de différents champs ayant vocation à travailler ensemble. Beaucoup d’initiatives concernent la création d’instances de gouvernance et de débat en direction et avec les jeunes, une aide à l’orientation ou une centralisation de l’information jeunesse ; on trouve également des actions qui associent par exemple mobilité et citoyenneté, en offrant des heures de leçon de conduite en échange d’engagement citoyen auprès d’une association.

F.B.  : La diversité des territoires engagés dans cette action – territoires très urbains de type grande agglomération, territoires ultra-marins et milieu rural – entraine des problématiques de jeunesse et des modalités d’intervention très différentes. Nous souhaitions soutenir et accompagner cette diversité des projets de territoire, afin de documenter et appréhender ce qui se fait au plus près du terrain en répondant aux besoins identifiés sur les territoires eux-mêmes.

Pourquoi l’ANRU porte-t-elle ce programme ?

A.H.  : Même s’il n’y a pas de lien direct entre cette action et le programme de renouvellement urbain porté par l’ANRU, ce programme dédié à la jeunesse participe de la volonté de créer une dynamique de territoire que l’on retrouve dans le NPNRU (échelle de l’agglomération). Il se conjugue avec une meilleure utilisation des dispositifs de droit commun et une coordination accrue entre les structures, critères portés par les nouveaux contrats de ville.

On retrouve cette interaction par exemple dans les projets déployés sur les métropoles de Lille, de Nantes ou en Seine-Saint-Denis, où les jeunes des quartiers prioritaires de la politique de la ville sont bien entendu concernés par des actions spécifiques correspondant à leurs besoins et qui rentrent dans le cadre de cet appel à projets – insertion professionnelle et mobilité notamment.

D’autre part, l’ANRU a été désignée opérateur, eu égard à son expérience des actions qu’elle mène déjà en faveur de la jeunesse dans le cadre du PIA (Internat de la réussite, développement de la Culture scientifique technique et industrielle). L’Agence a également été identifiée de par sa capacité à accompagner des porteurs de projet dans la mise en œuvre de programmes complexes et pluriels (pluralité de maîtres d’ouvrage et d’actions engagées).

Comment s’organise la collaboration entre l’ANRU, le CGI et le Ministère de la jeunesse ? Quel est l’apport respectif de chacun ?

A.H.  : Ce programme est conduit depuis le début en étroite collaboration entre notre ministère de tutelle – le Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports – le CGI et l’ANRU dans le cadre du PIA : préparation de la mise en place de l’action, cadre réglementaire pour la réalisation des projets, suivi de l’action.

En tant qu’opérateur, l’ANRU a été chargée plus particulièrement de la sélection et de l’instruction des candidatures (accompagnement des porteurs de projet dans le montage de leur dossier, examen des propositions par un jury indépendant et sélection par un comité de pilotage). Nous passons actuellement à la phase de contractualisation, puis au suivi des projets (résolution des problématiques qui vont se poser « chemin faisant »), sachant que toutes ces étapes sont menées main dans la main avec le Ministère et le CGI, afin de garantir que les projets respectent bien les enjeux et les grands objectifs de l’appel à projets.

Le Ministère a vocation plus particulièrement à prendre contact avec les relais et les acteurs jeunesse des territoires, sachant que l’accompagnement des candidats sur le terrain avant la sélection a été conjointement assuré par le trio Ministère, GGI, ANRU.

F.B.  : On peut, en effet, véritablement parler d’un triptyque : le Ministère de la jeunesse, véritable pilote de l’action, l’ANRU et le CGI qui tient la plume de l’appel à projet.
Le rôle spécifique du CGI consiste à animer le travail interministériel pour l’élaboration de l’appel à projet, et, sur proposition du comité de pilotage, à traduire en acte administratif l’effectivité des soutiens financiers aux porteurs de projet ; autrement dit, à la fin de la sélection, il décide de l’attribution des financements aux lauréats.

La collaboration entre les trois entités est en effet particulièrement étroite ; elle s’inscrit dans le cadre du comité technique qui se réunit très régulièrement. En amont nous avons plus particulièrement rédigé les contenus de l’appel à projets, ensuite nous sommes allés avec l’ANRU et le Ministère rencontrer les porteurs de projets sur les territoires pour expliquer l’appel à projets ; nous avons organisé le processus de sélection (jury, comité de pilotage), sommes passés aux attributions de financement et aux contractualisations. Enfin, nous allons assurer conjointement le suivi de l’action, en particulier la journée du 29 novembre comme point d’orgue de cette première phase, ainsi que son évaluation.

Lien pour télécharger l’appel à projets :

Lien pour accéder au CGI :
www.gouvernement.fr/le-commissariat-general-a-l-investissement

Lien vers le Ministère de la jeunesse :
www.jeunes.gouv.fr

25/11/2016

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