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Rapport 2011 du CES de l’ANRU : « Les quartiers en mouvement : pour un acte 2 de la rénovation urbaine »
La rénovation urbaine se déploie depuis 2003 dans plus de 400 quartiers prioritaires de la politique de la ville, parmi les plus déshérités de France. Plus de trois millions de personnes vivent dans ces quartiers qui représentent un enjeu majeur pour la société française et assurément un des sujets principaux de la prochaine élection présidentielle.
Il ressort du bilan dressé par le CES de l’ANRU que le programme national de rénovation urbaine est une réussite incontestable (amélioration très nette du cadre de vie des quartiers, requalification massive du parc social, modification de l’image des quartiers), mais dont les limites sont désormais visibles (les conditions de vie des habitants n’ont pas fondamentalement changé, la mixité sociale ne s’est pas réalisée à la hauteur espérée, la gestion urbaine n’a pas été suffisamment prise en compte).
Alors que les projets arrivent à leur terme, les pouvoirs publics ne peuvent s’arrêter en chemin sous peine de replonger les quartiers dans les dégradations passées. Les habitants des quartiers réclament une poursuite des opérations de rénovation ; il faut les écouter.
Le CES de l’ANRU formule une soixantaine de propositions en faveur d’un prolongement du PNRU. Les propositions s’inscrivent autour de l’intensification de la rénovation urbaine dans 200 quartiers d’habitat social, les plus en difficulté, sur une période de six ans (2013-2019).
Il faudrait particulièrement :
- Promouvoir une politique ambitieuse de mixité sociale et de mobilité résidentielle (respecter la loi SRU, diversifier l’habitat à partir de l’accession sociale à la propriété, favoriser la mobilité des locataires du parc social par une obligation de résultats imposée aux bailleurs) ;
- Faire bénéficier les habitants du développement socio-économique du quartier (favoriser l’emploi et le développement économique, accompagner les ménages relogés, améliorer l’attractivité des équipements et des écoles construites ou rénovées) ;
- Prendre impérativement en compte l’expertise des habitants et le contexte urbain des quartiers au sein des projets d’aménagements (dans la conception et la mise en œuvre des projets ainsi que dans la gestion urbaine) ;
- Exploiter les potentiels révélés par les premiers projets de rénovation urbaine pour inscrire les quartiers dans les stratégies de développement à l’échelle des agglomérations (piloter les projets au niveau intercommunal, aménager les franges des quartiers, intensifier les quartiers)
- Afficher l’Ile-de-France comme priorité nationale (piloter le volet habitat du PRU francilien au niveau régional, inscrire les PRU dans le Grand Paris, concentrer les crédits sur cette région) ;
Le CES de l’ANRU propose également d’agir massivement en direction des copropriétés en difficulté et des quartiers anciens dégradés (requalifier 80 quartiers anciens en évitant la gentrification, transformer le cadre juridique de l’intervention sur les copropriétés).



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