La mixité fonctionnelle dans les quartiers en rénovation urbaine

L’étude a été confiée à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de l’Île-de-France ; elle avait pour objectif de mesurer l’ampleur et la nature des actions concernant le développement des activités économiques, artisanales, commerciales, des équipements et services publics menées dans le cadre des projets de rénovation urbaine.

Il en ressort que la mixité fonctionnelle n’est pas un axe central des projets de rénovation urbaine. Les données financières le montrent : les opérations menées au nom de cette mixité sont quantitativement marginales. Il semble néanmoins que les sites étudiés sont dans un processus de diversification des fonctions et de meilleure prise en compte de la façon dont l’organisation spatiale peut contribuer à cette mixité fonctionnelle. Si le développement d’activités économiques est peu présent dans les conventions, la question commerciale est perçue, en revanche, comme un enjeu central par l’ensemble des porteurs de projet. Mais les difficultés sont récurrentes sur les questions de portage et de commercialisation des commerces.

Globalement, les investissements relatifs aux équipements sont souvent ambitieux, mais une conception routinière de leur rôle reste la norme. Des avancées significatives restent à réaliser concernant la manière dont ils répondent aux attentes des habitants des quartiers.

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